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Jao Aliber

Le 21 e siècle vit et vivra la plus grande lutte de classes de toute l'histoire de l'humanité, entre la superclasse actuelle vivant du salariat(actionnaires des grandes entreprises, salariés, travailleurs indépendants, petits et moyens patrons) et la superclasse formée par ceux et celles qui en sont exclus(chomeurs, semi-chomeurs), et se terminera par la victoire politique et économique de la superclasse des chômeurs.
 
La classe des travailleurs précaires qui a un pied dans le salariat et un autre dans le chômage n'a pas d' idéologie propre réflétant sa condition matérielle intermédiaire en déclassement vers l'enfer du chomage.Elle est ballotée entre l'idéologie capitaliste-salariale et l'idéologie des chômeurs communistes[les opprimés conscients des causes réelles de leur oppression].La plus grande partie des précaires finit par tomber dans le rang des chômeurs.Dans ce sens, ils s'unissent aux chômeurs contre la superclasse capitaliste-salariale.
 
Déjà les chomeurs et précaires s'organisent en associations pour défendre, économiquement, leur droit contre le monde du salariat.Ces organisations ne sont pas révolutionnaires parce qu'en général, la durée du chomage est trop courte pour engendrer la conscience communiste chez le chomeur moyen.Il faut donc une longue expérience moyenne au chomage pour le developpement en masse de la conscience communiste et dont les conditions économiques sont :
Impossibilité durable de croissance économique(phase vers laquelle on se dirige avec la baisse tendancielle du taux de croissance)
Transformation de la majorité de la population en chomeurs qui a pour condition de départ l' impossibilité de croissance économique.
 
L'organisation politique révolutionnaire des chomeurs se ferra donc lentement au fur et à mesure que la croissance économique se tarrisent, que la durée moyenne au chomage s'allonge, que la majorité de la population se déclasse vers l'enfer du chomage.
 
Les révolutionnaires chômeurs se constituent en parti politique dans le but de grouper(intellectuellement), d'organiser le maximum de chômeurs et précaires en attendant que le rapport de force économique se change en leur faveur.Un monde révolutionnaire doit donc se former parallèlement à l'augmentation du nombre de chômeurs et précaires.Ce monde, à son apogée, est un parti politique prêt, matériellement, au renversement violent de l'Etat capitaliste-salarié.
 
Les chômeurs pures(catégorie A et qui sera la classe la plus nombreuse dans les prochaines années au fur et à mesure que la croissance économique se tarit) seront les fers de lance de la révolution communiste, l'avant-garde révolutionnaire qui dirigera touts les opprimés du système salarial vers l' émancipation définitive.
 
La superclasse du salariat mène une guerre économique et politique depuis le 19 e siècle aux chômeurs en maintenant toujours une partie de la population dans le chômage.Pour maintenir leur propriété privée(salaires et profit), cette classe agit de toute sa force contre un système débarrassé du chômage, et par conséquent, débarrassé du salariat.
 
Chômeurs et capitaliste-salariés, malgré toutes les illusions de conciliations de l'idéologie dominante, sont en antagonisme irréductible car la superclasse salariale ne peut exister sans existence d'une superclasse de chômeurs permanente et grossissante.
 
La force conservatrice de la superclasse capitaliste sont les salariés.Tant que ceux-ci sont majoritaires dans la population, l'Etat capitaliste ne peut jamais être renversé.Ces salariés sont, en majorité, des sots ignorants absolument incapables de comprendre une autre société que celle du salariat.Une minorité d'entre eux, les intellectuels(philosophes, économistes, sociologues,etc.) sont très conscients mais offrent[vendent] leur intelligence pour le maintien du système capitaliste actuel.
 
La conscience des hommes est donc déterminée par leur condition de vie matérielle : la conscience des capitalistes par leur profit immédiat, les salariés par leur salaire(et le souci de son augmentation éternelle).Mais le chomeur n' a que ses économies d'ex-salariés ou ses allocations qui irront en dégraissant.Sa révolte radicale est donc inévitable
 
Bien que salariés et capitalistes sont en lutte constante(lutte syndicale, réformisme), ces deux classes s'unissent pour former une superclasse dirigée contre les chômeurs qui sont actuellement minoritaires.
 
Mais la transformation de la population en une majorité de chômeurs est inévitable et est proche car la croissance économique arrive à sa fin.Certains pays comme la Grèce, l'Italie sont déjà en décroissance depuis 2008.C'est seulement lorsque les chômeurs seront majoritaires que leur classe pour soi(parti politique dont le but est l'abolition définitive du salariat) pourra renverser le système capitaliste-salarial.
 
En 1789, la bourgeoisie révolutionnaire n' a pu renverser le système féodal que parce que la majorité des serfs(force du régime féodal de la même manière que les salariés constituent la force du régime capitaliste-salarial) s'était transformé en paysannerie libre(lourd processus qui s'est déroulé sur plusieurs siècles).Cette paysannerie libre a constitué la force principale de la bourgeoisie pour briser le régime féodal.Alexis-Henri-Charles, comte de Tocqueville 1805-1859, philosophe politique, homme politique capitaliste, historien, précurseur de la sociologie et écrivain français[Voir sa biographie sur wikipédia] en était venu à la même conclusion :
"L’opinion vulgaire consiste à se représenter tous les citoyens avant 1789 comme des serfs qui seraient devenus tout à coup des hommes libres et des propriétaires. Rien de semblable. Si les Français eussent été des serfs en 1789, ils n’auraient pas fait de révolution. Il n’y a pas d’exemple dans Le monde de révolutions opérées par les serfs ; c’est parce que les paysans étaient devenus propriétaires de fait qu’ils ne pouvaient plus supporter des maîtres"
De cette même manière, ce sont les chômeurs(en tant que majorité de la population) qui constitueront la principale force pour briser à jamais le système capitaliste-salarial.
 
Le sens du mot communisme a été falsifié par les théoriciens du salariat au 20 e siècle.Ils appellent ainsi, principalement, communisme, le capitalisme d'Etat qu'ils ont mis en place en URSS, Europe de l'Est,etc.Ce régime était basée sur l'exploitation de la classe salariée par une classe capitaliste d'Etat.Cette exploitation nécessitait le developpement plus rapide de la production des moyens de production par rapport à la production des biens de consommation pour produire une forme de plus-value étatique absolument nouvelle dans l'histoire du capitalisme.Si la plus-value marxiste est produite par des entreprises privées, cette plus-value étatique exige non seulement l'étatisation de l'économie et sa planification mais surtout la production des moyens de production doit être plus rapide.
 
Du fait du developpement plus rapide de la production des moyens de production, ce type de régime fait face à une crise de pénurie chronique de biens de consommation.Cette crise de pénurie a été la cause véritable de l'éffondrement de ces régimes.
 
Toutes les tentatives de critique scientifique de ces régimes de la part des théoriciens capitalistes-salariés "communistes", "anti-capitalistes" ont échoué jusqu'ici.Les théoriciens les plus avancés de la classe des salariés la rejete simplement comme capitalisme d'Etat sans expliquer sa nature profonde.De la même manière qu'il fut impossible aux théoriciens de la classe capitaliste de découvrir la plus-value(Voir le "Capital" Karl Marx), de même il a été impossible aux théoriciens des classes capitalistes et salariés de mettre en évidence la nouvelle forme de plus-value sur laquelle était fondée le capitalisme d'Etat de type soviétique.
 
Parce que fournir l'explication scientifique de ce type de régime, c'est rédecouvrir le communisme.C'est pour cela que que les théoriciens "marxistes" de toutes les universités des USA, Europe, Japon,etc., malgré leur opposition au soviétisme se gardent bien de le critiquer positivement. 
 
Le communisme est en réalité, le mouvement politique qui transforme la société capitaliste-salariale en société communiste.Un mouvement qui renverse l'Etat capitaliste-salarial et impose la dictature révolutionnaire de la majorité de la population, les chômeurs.Le point de départ de la révolution communiste est donc une population composée majoritairement de chômeurs.
 
 
L'Etat révolutionnaire exproprie touts les moyens de production et une grande partie des moyens de subsistence(déténus par les salariés) et institue un revenu commun pour tous.
 
 
En échange de ce revenu commun, tout individu valide doit contribuer, au cours d'un temps minimum obligatoire, à l'éffort commun, à la production des biens.Au délà du temps de travail minimum obligatoire, chacun peut librement travailler pour un revenu supplémentaire ou par simple plaisir.
 
 
La condition de travail(obligatoire ou libre) est la suppression de la spécialisation des travailleurs(et donc la suppression du salaire qui n'est rien d'autre que la rémuneration d'un travail spécialisé).Ceci implique une formation obligatoire de chaque individu valide à toutes les branches du travail social.
 
 
 
 
Les articles qui sont publiés ici ne sont que la conscience scientifique, économique et politique de cette nouvelle superclasse révolutionnaire.
 
 
 
Contact : j.aliber@yahoo.fr

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  • Premier article le 29/12/2015
  • Modérateur depuis le 09/02/2016
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Derniers commentaires


  • Jao Aliber 23 juin 20:13

    Robert Bibeau rêve et veut que ces rêves soient la réalité.Je vous conseille de travailler en cinéma ; réaliser des films d’anticipation sur la révolution communiste(à venir) vous ferra vraiment du bien.L’ atmosphère social, le bruit de grondement des canons, des chars, des chasseurs-bombardiers ; le tremblement politique en Europe, au USA,etc. etc.


    Bon.Revenons dans la réalité !

    Si 70 % de la population est révolutionnaire, l’Etat capitaliste-salarié actuel ne tiendra même pas une semaine ! Mais le développement des forces productives n’a pas atteint ce stade..........

    Un développement des forces productives qui transforme la majorité en chômeurs n’a pas encore vu le jour par conséquent les conditions matérielles de la révolution communiste ne sont pas encore là mais ne manqueront pas d’être là.

    Exemple prenons la France : Avec le rythme du taux de croissance[1° son accélération est structurellement négative ; 2° il va s’annuler ; 3° Après c’est la décroissance perpétuelle] actuel, il faut attendre 2035-2040 pour que 60 à 65% de la population active soit engloutit par le chômage.Ce qui permettra, non seulement, l’ émergence de forces armées révolutionnaires dirigés(politiquement) par les chômeurs communistes mais le renversement du rapport de force militaire en leur faveur.

    Les salariés resteront scotchés au capital et serviront de militaires à la bourgeoisie mourante.C’est vrai, quelques salariés seront communistes par humanisme mais la large majorité(et donc leur classe), avec la menace du chômage, resteront accrochés au capital. 





  • Jao Aliber 23 juin 01:43

    « Les Africains doivent d’abord combler les besoins physiologiques tels que la faim et la soif avant de pouvoir combler les autres besoins supérieurs de la pyramide ».


    Tout est relative.Les Africains, en général, vivent avec le minimum( avec un travail) mais sont, malgré tout, heureux.Pourquoi ? Parce que la majorité d’entre eux vive de cette manière et cela détermine leur conception générale du bonheur, de la réussite.

    Mais parmi eux une minorité tombe nécessairement dans le chômage(le capitalisme et ses lois obligent), il tombe au dessous du minimum général, ils sont malheureux parce qu’il vivent en dessous de ce qui est acceptable(passable) dans leur société africaine.Alors certains de ces chômeurs décident de tenter l’aventure...de l’immigration,etc.

    Le bonheur d’une personne dépend des conditions de vie matérielle de sa société.Donc les africains sont très majoritairement heureux dans leur vie.

    Un autre exemple : le salaire chinois : acceptable par les chinois mais détesté par les salariés européens

     Deux exemples historique : savez qu’en Europe, du 9 e au 13 e siècle, être serf était positivement recherché ? Savez -vous que dans l’empire romain à son apogée(dans l’antiquité), l’esclavage était synonyme de réussite social ? 

    Dans touts les cas, le bonheur est relative et dépend de la société dans laquelle l’individu vit.

  • Jao Aliber 18 juin 00:51

    Ce qui révolte c’est que la population du Rif soit entraîné aujourd’hui par des gens qui se disent un mouvement de lutte contre la misère et des « laissés pour compte » ! Si seulement les Rifains savaient !


    La bourgeoisie locale utilise la misère des gens pour parvenir à leur fin.Ce qui secoue Al Hoceima, c’est ce qui a secoué la Guyane française(printemps 2017).

    On ne pourra jamais combattre la bourgeoisie marocaine par des manifestations, des jets de pierre, etc. mais par l’union.Non pas l’union des chômeurs et précaires rifains mais de tout le Maroc.

    Et cette union nécessite un travail très patient d’éducation de la population chômeuse en sciences sociales révolutionnaires, émancipatrices par un parti politique.

    Le Makhzen n’est pas le problème aujourd’hui.Son tour viendra mais avant il faut lutter contre une ennemie mille fois plus puissante : la misère de l’ignorance.

  • Jao Aliber 17 juin 17:11

    « Pour la classe prolétarienne, le seul résultat qui importe est le taux d’abstention révolutionnaire(!), donnant un indice du niveau de rejet de ce cirque électoral et donc du niveau de maturité de la conscience(!) de la classe prolétarienne »


    Robert Bibeau plane dans les nuages de la pseudo révolution ouvrière et partira donc, malheureusement, en vrille ! La classe ouvrière n’a jamais fait de révolution communiste et ne le ferra jamais.

    Etudier l’histoire ! 

    1° Avez-vous vu les esclaves faire la révolution féodale ? Non, c’est la négation des esclaves, les serfs qui étaient le moteur de la révolution féodale et la direction révolutionnaire assurée par les seigneurs féodaux.

    2° Avez-vous vu les serfs faire la révolution bourgeoise ? Non, c’est la négation des serfs, la paysannerie libre(pour être rigoureux petite bourgeoisie rurale) qui était le moteur de la révolution bourgeoise et la direction révolutionnaire assurée la grande bourgeoisie des villes et des campagnes.Là je vais citer Alexis de Tocqueville(il est à 100.000 milliards d’année lumière des historiens bourgeois actuels tombés dans la décadence) , un expert de l’étude de la révolution bourgeoise de 1789, qui en était venu à la même conclusion :

    « L’opinion vulgaire consiste à se représenter tous les citoyens avant 1789 comme des serfs qui seraient devenus tout à coup des hommes libres et des propriétaires. Rien de semblable. Si les Français eussent été des serfs en 1789, ils n’auraient pas fait de révolution. Il n’y a pas d’exemple dans Le monde de révolutions opérées par les serfs ; c’est parce que les paysans étaient devenus propriétaires de fait qu’ils ne pouvaient plus supporter des maîtres »


    3° De même, les salariés ne feront pas la révolution communiste mais ce sont leur négation les chômeurs qui seront les moteurs de la révolution communiste.Mais il faut que les chômeurs soit plus nombreux que les salariés pour inverser le rapport de force économique et donc militaire.

    C’est ainsi que dans la révolution féodale, les serfs était majoritaires et esclaves minoritaires ; dans la révolution bourgeoisie, la paysannerie libre était majoritaire et les serfs minoritaires.Le rapport de force économique est donc la clé de toutes les révolutions de l’histoire.

    Le salarié est par nature réactionnaire, face au chômage , il veut encore plus d’ emploi salarié c’est à dire la cause du chômage.....C’est une fois qu’il tombe dans le chômage et qu’il lui soit incapable de sortir qu’il se produit une mutation dans son cerveau et avec la généralisation de cette mutation, on a une révolution dans la conscience de la majorité de la population : l’Etat capitaliste-salarial est brisé, l’Etat communiste s’élève sur ses ruines.



  • Jao Aliber 16 juin 17:42

    @Taverne
    « Le «  travail » est la base vivante de la propriété privée, la propriété privée étant sa propre source créatrice. La propriété privée n’est rien d’autre que le travail matérialisé. Si l’on veut lui porter un coup fatal, il faut attaquer la propriété privée non seulement comme état objectif  ; il faut l’attaquer comme activité, comme travail. Parler de travail libre, humain, social, de travail sans propriété privée, est une des plus grandes méprises qui soient. Le « travail » est par nature l’activité asservie, inhumaine, antisociale, déterminée par la propriété privée et créatrice de la propriété privée. Par conséquent, l’abolition de la propriété privée ne devient une réalité que si on la conçoit

    comme abolition du « travail » »(Karl Marx F.List et la bourgeoisie allemande p.8/15 1845)






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